Restauration de objets anciens

Gratter avec prudence.
Elle les protègent en même temps qu’elle les embellit. La gratter pourrait aussi leur enlever du charme et de la valeur. Il convient donc de se montrer prudent avant d’entreprendre un grand nettoyage. Pour plus de sûreté, les indécis pourront aller voir chez les antiquaires ce qui convient le mieux à telle ou telle pièce, qui doit briller de son propre éclat, tout en respectant le dessein de l’artisan qui l’a conçue. Les croûtes d’oxydation, plus ou moins épaisses, doivent en tout cas être éliminées. Un trempage prolongé dans du pétrole va décoller les plaques et les souillures, sans risquer de fragiliser la patine. Il pénètre dans le métal par capillarité, et va faciliter le brossage qui vient après. Pour les pièces de dimensions importantes, il faudra badigeonner petit à petit. L’avantage du pétrole est qu’il n’abîmera pas le métal. Sur les objets anciens, les dérouillants actuels sont déconseillés : ces acides puissants mettent le fer à nu et attaquent les parties intactes.

Ils peuvent endommager une belle patine de manière irrémédiable. Après une première opération douce avec du pétrole, il faut passer une brosse métallique sur toute la surface à traiter, dans un sens puis dans l’autre. On pourra ensuite terminer le nettoyage à la toile émeri, à condition de la choisir aussi fine que possible pour ne pas rayer le fer, puis adoucir encore le contact du fer avec de la laine d’acier bien fine. Les ponçages à la ponceuse électrique sont en principe totale ment déconseillés, sauf s’il s’agit d’objets de taille importante, et dont on est certain qu’il faut mettre le métal à nu pour des raisons esthétiques. Après le brossage, l’usage d’une pâte à polir (que l’on achète en pain dans le commerce) va clore cette opération. On enduit le métal à l’aide d’un chiffon, sans excès, et on frotte ensuite doucement. Bien nettoyé, mais sans agression, le fer forgé peut alors être traité contre la rouille. Pour cela, les produits modernes ont acquis une bonne efficacité, et peuvent être employés sans contre-indication.

Il existe aussi une protection inaltérable, qui ne modifie pas l’aspect de fer forgé, conseillée par tous les professionnels en raison de son innocuité : la cire d’abeille. On peut soit chauffer l’objet et l’enduire avec un pain de cire dure qui va ainsi fondre légèrement et pénétrer tous les interstices du métal, soit, au contraire, faire fondre la cire et la passer au pinceau. Après séchage, on fait briller avec un chiffon doux.

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