Maison villageoise

Maisons de l’Hérault.

Architecture locale.
A l’origine était le mas, long bâtiment en hauteur apparu sur les plateaux du Languedoc pour répondre à la polyculture et à l’élevage d’ovins. Puis la vigne a envahi les plaines et les bassins, regroupant dans les villages la.plupart des vignerons.
Les environs de Montpellier grouillent ainsi de petites agglomérations où s’alignent d’étroites façades à un ou deux étages, marquées par la porte arrondie du cuvier, des crépis clairs aux tons de pierre et de hautes fenêtres entourées le plus souvent de surépaisseurs de mortier. Même simplicité du bâti pour les habitations plus cossues. Elles se distinguent par la noblesse des encadrements, droits ou cintrés, mais taillés dans la pierre et parfois richement sculptés. Les portes en bois sont pareillement ouvragées. Le fer forgé abonde sur les balcons et les garde-corps, frémissant de volutes et d’entrelacs.

Porte de maison villageoise. L’encadrement est ici en pierre de taille, avec un arc de style aragonnais.
La génoise emblématique, frise de tuiles rondes qui court sous les toits.
Une variante avec des carreaux de chant des génoises qui superposent les rangées de  céramique.

La tuile canal, omniprésente, réunit toutes les conditions sociales et déborde du toit à deux pans pour protéger la façade des ardeurs du soleil, comme de la brutalité des averses. Elle n’échappe pas tout à fait au souci du décor, accrochant des génoises qui superposent les rangées de festons sous les combles de chaque maison et ajoutent, ici ou là, des carreaux de céramique ou des dents de brique.

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