Petit paravent

Charmant, ce petit paravent. Il occulte poétiquement un hideux convecteur. Réalisé en médium, le fond est un glacis acrylique effet faux-bois. Des motifs originaux sont réalisés au pochoir avec une bombe de peinture. Tous les détails ont été repris au pinceau. Réversible, il peut être animé d’autres dessins, côté pile (réalisation Yaël Zaraï-Bolender)

La beauté du diable

Pendant les dix premiers siècles du christianisme, il n’y a pas de doctrine cohérente du diable. La diversité de ses représentations atteste un mythe en constante évolution. Chacune de ses incarnations révèle les obsessions et les peurs de l’époque. A partir du IVe siècle, le diable est partout, sculpté dans le porche des cathédrales et le soubassement des chaires d’églises. Le christianisme primitif, hanté par le thème du sexe, lui prête le physique du Dieu Pan, mi-bouc, mi-homme. Les dryades (dans la mythologie grecque, déesses des forêts) et autres nymphes helléniques sont transformées par les pères de l’Eglise en incubes et succubes, démons malfaisants, masculins et féminins, obsédés par le sexualité. Queue fourchue, arrière-train de bouc, torse d’homme et œil lubrique, le diable a la main baladeuse. Au XIIe siècle, les moines artistes conçoivent un Satan difforme au corps maigre, aux cheveux hérissés et aux ailes armées de dards, tout droit sorti de leurs hallucinations. « Le Moyen Age et le style gothique baignant dans la fantasmagorie ont produit les visions les plus sordides du Vilain’, affirme Roland Villeneuve, dans son Dictionnaire du diable (éditions Pierre Bordas et fils). A partir du XIVe siècle, les créatures tenant de l’homme et du serpent battent leur plein. La fin du XVIe siècle marque l’apogée et le déclin de l’art diabolique. Par péché d’excès, Satan devient ridicule. Il se mue en jeune éphèbe de l’Antiquité. Au placard l’attirail de griffes, piquants, écailles et cornes. Enfin, après avoir été monstre et zoomorphe, Satan devient homme.

Baignade satanique.
Son apparence varie au gré des coutumes et de l’histoire mais conserve quelques constantes. Sa couleur rouge ou verte, ses cornes, sont des détails récurrents qui permettent d’identifier ce caméléon insaisissable, rompu à l’art de la métamorphose. Au Moyen Age, le diable a même un costume bien à lui, la rayure horizontale. Elle habille les marginaux de la société, bagnards, jongleurs, prostituées, et même les enfants. Au XIXe siècle, ce motif, synonyme de fête et de jeu, est utilisé dans le cirque et le carnaval. Et lorsque les premiers bains de mer défient la morale et dénudent le corps, le maillot à rayures s’impose. Une façon de différencier ceux qui franchissent le pas.

Satan, psy avant l’heure.
Représenter cette bête hideuse, cornue, poilue et puante n’était pas pas dénué d’utilité. « Grotesques, dragons, chimères et gargouilles de nos églises portent les traces des tourments de l’époque », explique Roland Villeneuve. Au VIe siècle, les peintures et ornements servaient à effrayer les illettrés, dévots de l’Eglise. Les croyants expiaient ainsi leurs péchés, la peur de la mort et de la Damnation éternelle. Exerçant un rôle bénéfique sur l’inconscient collectif, exorcisant les désirs et les refoulements liés à la condition humaine, Satan « psychanalyse » les foules. Mais de la notion de Mal est née l’angoisse existentielle du futur. La peur est une émotion primaire qui fascine l’être humain. Nos ancêtres contemplaient les imageries diaboliques comme aujourd’hui nous allons voir des films d’épouvante. Pendant quinze siècles, la folie en Occident sera traitée comme une manifestation de Satan. L’Inquisition, qui sévira du XVe siècle à la fin du XVIIe a le soupçon facile. Déjà, dans le Nouveau Testament, maladies incurables et laideur sont le signe du Malin.
Dès le IVe siècle, l’anormalité est son œuvre. Superstition populaire, simples jalousies de voisinage, maladies inconnues et souvent d’ordre mental, modes de vie différents servent de prétexte à diaboliser autrui. A partir du siècle des Lumières, le diable ne devient plus qu’une superstition. Les progrès de la médecine le banalisent. Le célèbre marquis Donatien de Sade met le culte de Satan à la mode, dans le domaine sexuel. Au XIXe siècle, le Malin fait un retour en force, grâce à l’imagination romantique des artistes. Les Anglais inventent le roman gothique, peuplé de châteaux hantés par les damnés. En 1818, le personnage de Frankenstein naît sous la plume de l’écrivain Mary Shelley. En Allemagne, le personnage de Faust enflamme l’imagination de Goethe, qui en fait une pièce en 1832 et de Berlioz, qui écrit un opéra, la Damnation de Faust, quelques années plus tard. En 1897, Dracula, de Bram Stoker, et les écrits d’Edgar Poe aux Etats-Unis font frémir les foules. Le satanisme est à la mode. Et la réclame s’en empare.

Diable de pub.
En France, une loi de 1904 décrète la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Satan, en odeur de sainteté, envahit le cinéma et la publicité. Gentleman séducteur, ami de la fête et de la luxure, il nous présente les dernières innovations techniques et esthétiques. Son sourire commercial sert de tentation. Ses sous-entendus erotiques invitent au plaisir de l’achat. L’homme aux pieds fourchus vante les vertus bienfaitrices et désinhibitrices des vins de Bordeaux, des Champagnes Roger Desivry, des apéritifs comme le Pernod, des digestifs comme le Cognac Gelas. Il met en évidence les qualités nouvelles des poêles à bois Faunus, l’efficacité d’un charbon, d’un thermogène, les avantages d’un corricide ou d’un médicament. Il loue la plastique affriolante du soutien-gorge Méphisto (ancêtre présumé du Wonderbra) ou la joie d’enfourcher la bicyclette Lucifer. Bravant les interdits, il est associé aux péchés mignons. Cet épicurien moderne, profitant des bonnes choses de la vie, introduit la notion d’argent. Selon l’illustrateur, sa silhouette stylisée s’impose en haut de l’affiche en rouge, vert ou noir. Décidément, ce démon domestique n’a pas fini de nous pousser dans l’enfer de la consommation…

Le diable sur terre

Au fil des siècles, beaucoup de lieux étranges ou ayant mauvaise réputation, cavernes, rochers, ponts, ont été associés au diable. Roland Villeneuve, dans son Dictionnaire du diable, relève quelques exemples. Bilboquet du diable : célèbre rocher de la forêt de Fontainebleau, situé dans les Gorges d’Apremont. Demeure du diable ; caverne résultant de l’effondrement d’un terrain calcaire, situé à Dions, village du Gard. Maison du diable ; ruine située aux environs de Charaz en Savoie. Œil de l’enfer ; grotte de Gougue près d’Arbas en Haute-Garonne. Trou de Satan ; gouffre naturel faisant partie du défilé des Echelles en Savoie.

Covering the world with safety fibers

Tout comme Alessandro Mendini, quiconque s’est intéressé au design et à la décoration ces dix dernières années connaît forcément les textiles difficilement inflammables Trevira CS et Trevira FR. Tout en respectant les normes de sécurité les plus sévères, Trevira CS s’est imposé dans toute l’Europe tandis que Trevira FR s’est développé aux Etats Unis. Aujourd’hui, ils se rejoignent.

Ces fibres Trevira, résistantes au feu, rendent les textiles parfaitement sûrs et préservent l’environnement. Mais là n’est pas le seul intérêt des fibres Trevira: leur extrême facilité de tissage permet une infinité de combinaisons possibles. Il existe aujourd’hui près de 3.000 collections.
Les tissus Trevira CS et Trevira FR font carrière dans les bureaux, égaient les hôpitaux, améliorent le confort hôtels étoiles, planent dans les jets à plus de 15.000 mètres d’altitude, filent dans les trains à grande vitesse ou croisent dans les paquebots les plus luxueux. Pour en savoir plus sur Trevira CS et Trevira FR, n’hésitez pas à nous écrire.

Petites statuettes en porcelaine de Meissen

Métiers disparus.

Ces petites statuettes en porcelaine de Meissen, les « Cris de Paris », ont été mises aux enchères à Versailles chez maîtres Martin et Chausselat. Ces marchands du siècle des Lumières arpentent les rues de la capitale en vantant haut et fort les mérites de leur commerce, aujourd’hui disparus : le plumeur de poules, le veilleur de nuit, le marchand d’oubli, la marchande de radis blancs… Des prix à la hauteur de la qualité du Meissen, autour en’moyenne.

Antiquités, espions en costume

Espions en costume.

Le pape Léon XIII était choyé et gardé par ses camériers secrets, ces dignitaires ecclésiastiques ou laïques rattachés à sa personne. A Drouot, maîtres Ribeyre et Baron ont adjugé la tenue d’un de ces messieurs, moins discrète que le smoking de James Bond. Le summum du chic : chapeau de velours garni d’une pierre bleue, habit noir aux manches bouffantes, parements en dentelle, deux paires de collants noirs, chaussures en velours assorties au chapeau, ceinturon, jarretières, fraises de cou, grand collier et épée. Pas facile à porter mais élégant.

Hugo Erfurth avec son chien, Otto Dix, 1926

COLMAR.
« Otto Dix et les maîtres anciens »

L’aspect visionnaire, l’éclairage dramatique et les formes torturées du retable d’Issenheim peint en 1512-1515 par Matthias Grùnewald, tout comme les œuvres de Durer, constituent l’une des sources d’inspiration du peintre allemand Otto Dix (1891-1969).

Chefs d’œuvre de la tapisserie de Henri IV à Louis XIV

CHAMBORD.
« Lisses et délices. Chefs d’œuvre de la tapisserie de Henri IV à Louis XIV »

La tapisserie est un art d’utilité. Déroulées sur les murs de pierre, ces pièces de laine et de soie réchauffent les châteaux glacés. Car l’usage veut que les résidence royales et princières soient vides et aménagées avant chaque saison par leur propriétaire qui se font précéder de leur mobilier. Cent soixante quinze tapisseries illustrent la diversité des ateliers flamands et français. Fermés durant les guerres de religion, ceux-ci trouvent une nouvelle impulsion sous Henri IV. Avant que Louis XIV ne fasse des Gobelins et de Beauvais, les vitrines de la France.

Richesse des civilisations précolombiennes

TOULOUSE.
« Civilisations du soleil »
Richesse des civilisations précolombiennes, l’or a aussi causé leur destruction. En créant le mythe de l’Eldorado, le métal précieux a attiré les conquistadores dont les rêves n’ont pas été déçus. Pillages, destructions et fontes des objets précieux expédiés en Espagne sous forme de lingots : peu d’objets ont échappé au génocide. 300 pièces prestigieuses provenant du musée de l’or de Bogota démontrent la maîtrise des artisans et l’originalité de cette orfèvrerie.

Personnaliser linge de maison ou objets

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Cadeaux à son nom.
J’ai remarqué dans le reportage « Cobalt » Art et Décoration une taie d’oreiller avec des prénoms brodés. Connaissez-vous des magasins qui réalisent ce genre de travail sur commande ?

Personnaliser linge de maison ou objets divers est une très bonne idée de cadeaux, accessible et originale. Plusieurs boutiques réalisent sur commande des broderies sur linge de maison, coussins, peignoirs, avec des délais variables et souvent, par correspondance.