Mur de pierre intérieur

Brut de pierres adouci d’arcades.
Le pignon de la maison est maçonné de moellons cachés sous une couche épaisse de plâtre. Découverts par hasard lorsqu’il était question d’encastrer un simple circuit électrique, ils ont été dévêtus partiellement de leur parure blanche. La pierre ainsi mise à jour s’inscrit alors comme en arrière-plan ce qui anime le décor de cette chambre sans pour autant l’alourdir.

• Jouer sur l’équilibre. En effet, trop de pierres auraient fait basculer le décor dans une ambiance rustique. L’architecte, Philippe Lair, a trouvé le compromis pour associer dans la pièce des murs de finition traditionnelle et le pignon à pierres vue d’allure brute. Le plâtre a été découpé à la meuleuse d’après un plan tracé à l’échelle et reporté sur le mur, figurant des arcades d’inspiration mauresque.

• Entre sculpture et maçonnerie. Le plâtre découpé est ensuite dégagé avec un ciseau de maçon. Tous les restes ont disparu sous les allées et venues d’une brosse métallique. Entre les pierres, les joints creusés (P 2 cm) ont été refaits avec un enduit de sable, ciment blanc et chaux, le sable étant choisi d’une coloration assortie à celle des pierres. Travaillés ensuite avec une éponge mouillée, les joints encore frais sont devenus plus doux, dépourvus des arêtes vives laissées au passage de la truelle. Du plâtre à prise lente a repris les bordures qui ont souffert sous les assauts du ciseau.

Couleur de peinture murale

Une boiserie pour maisons chaleureuses où, à la mode des Nordiques, on s’entoure de bois et de couleurs tendres en se réunissant au coin du feu. Elle est conçue à partir de planches en sapin non rabotées (L 360 x larg. 10 cm, ép. 12 mm). Habituellement utilisées en couverture, ces planches ne coûtent pas grand-chose ! Plus raffinées, des planches en panneauté forment un bandeau en partie haute sur lequel court la frise au pochoir. En partie basse, elles servent de plinthes donnant ainsi une symétrie à l’ouvrage.

• Un jour pour réussir. Jointives et verticales, les voliges sciées à la longueur sol/plafond sont directement collées sur le mur avec du mastic colle. Une ossature s’avérait inutile car le mur était parfaitement sain et plan. En avançant progressivement, on habille le support planche après planche en contrôlant de temps à autre leur verticalité pour éviter les désagréments en fin de parcours. Le mur est ensuite divisé par des voliges clouées en applique avec un espacement régulier de 60 cm, dimension dictée par le format du mur, le but étant d’obtenir un damier régulier.

• Un soir pour finir. La couleur, c’est la touche finale ! Les planches sont peintes avec une peinture acrylique mate (coloris « gris alpaga » chez Dulux Valentine). Les bords intérieurs des cadres sont garnis de baguettes quart-de-rond clouées qui, à courte distance, évoquent une finition réchampie. Mieux vaut les peindre avant de les fixer, cela va tellement plus vite ! Le fond du pot bleu a suffi, légèrement éclairci par une pointe de blanc.

• Un dimanche pour s’amuser. La frise au pochoir modèle « Vigne » est mise en valeur par un coloris de peinture acrylique violette en tube (Liquitex) et aussi un stick à l’huile « Céladon » (Markal) servant au feuillage. Un jeu d’enfant qui n’interdit pas d’ajouter quelques effets ombrés en trompe l’œil si le talent vous pique les doigts. (Matériel Rougier et Plé)
Frise en tête pour achever le décor sur un ton romantique.

Decoration de mur interieur

L´aspect massif de cet appareillage n’est qu’apparence. En réalité, il est tout en finesse. Le montage est simple et le calepinage est dicté par l’emplacement de la fenêtre qui semble ainsi être prise dans une structure à colombage. De part et d’autre de la fenêtre, des voliges verticales évoquent ces colombages entre lesquels les plaquettes sont disposées alternativement en biais et en ligne droite. Le soubassement uni tempère le décor accentué par le mixage des coloris.

• Voliges en soubassement. Brutes de sciage (L 400 x larg. 12,5 cm, ép. 12 mm), les voliges habillent le soubassement des murs. Elles sont sciées à dimension, puis clouées sur d’autres voliges formant une ossature. Celles-ci sont collées directement sur les murs en direction opposée avec un mastic colle. Le chant des voliges apparentes est dissimulé par une planche douée horizontalement au-dessus dont le bord est lui-même habillé d’une cornière clouée.

• Briquettes en plaquette. En pierre reconstituée, les plaquettes de parement (L 210 x larg. 50 mm, ép. 11 mm) présentent une structure de surface irrégulière. Deux coloris sont panachés dans le décor (il existe d’autres nuances). Comme elles sont très légères, une fois appliquées sur la colle en pâte, étalée au mur avec un peigne cranté, elles ne glissent pas. On peut ainsi les orienter dans toutes les directions pour former les motifs sans contrainte de maintien.

• Finition adoucie. La tête des clous est chassée puis les grosses imperfections sont reprises à la pâte à bois. Les surfaces boisées sont poncées pour être adoucies avant d’être traitées avec 2 couches d’un vernis acrylique blanc à séchage rapide (« Haute Décoration » de V 33). La fenêtre s’accorde à l’ensemble après avoir reçu une couche de cire blanche à céruser (Libéron).