Bois de coffrage

Bois de coffrage, les premiers pas.
Si la démocratisation du « bois orienté » est plus qu’avérée, d’autres structures, type bois brut ou bois de coffrage, n’en sont qu’à leurs débuts dans nos foyers…
Ainsi, le bois de coffrage qui, au premier abord, peut sembler un peu rustre… habille néanmoins, pour un prix modique, un pan de mur, un plan de travail, un bar à l’américaine ou un plancher. Les bois de coffrage sont majoritairement constitués de résineux (type pin). Très lourds (ép. 27 mm), ils ont tendance à tuiler avec la chaleur domestique. Il est donc conseillé d’appliquer préalablement un fond dur (type « Préplast » de Blanchon).
Pour les amateurs de brut « dégrossi », certains détaillants proposent un lambris rainure aspect brut (« Grizzli » de Silverwood), moins lourd et moins épais (ép. 12 mm) donc plus facile à travailler. Un bois que l’on peut, par la suite, lasurer, teinter ou peindre.
Une solution très économique : les voliges en sapin ou peuplier (utilisées habituellement en couverture pour former un support jointif) habillent aussi les murs (larg. 10 à 12 cm, ép. 12 ou 18 mm). Brutes de sciage, elles se fixent alors par clouage sur une ossature bois (Pinault).

Revêtement en bois

Le bois dans tous ses états.
Bois de charpente, de coffrage ou bois orienté, que d’atouts ils offrent dans la déco!

Avouons-le, il y a seulement quelques années, on envisageait rarement de décorer les murs du séjour, de la chambre, de la salle de bains… avec le reste de planches que l’on avait utilisées pour les travaux de chantier ! Et pourtant les intérieurs s’habillent aujourd’hui au rayon bois de construction…

Le Triply, déjà un familier.
De la famille des OSB (Oriented Strand Board ou bois orienté), le Triply (Isoroy) est sans doute l’un des matériaux industriels les plus introduits chez les particuliers. Utilisé à l’origine pour les maisons en ossature bois, il présente le double avantage d’absorber le « travail » du bois (grâce à de bonnes caractéristiques mécaniques) et d’être adapté aussi bien aux milieux secs qu’aux milieux humides (dessous de toit, auvents…).
Atout : la simplicité de ses conditions d’utilisation et de pose. Des données techniques qui, associées à un coût raisonnable, en ont fait un matériau prisé des particuliers. On l’utilise alors dans le cadre d’extensions (contreventements, plancher…) mais aussi de réhabilitations (habillage des rampants, cloisonnement de volumes, placards…).
Pratique : le Triply RL (panneau usiné à rainure et languette) s’utilise en habillage extérieur, toitures et planchers. Le Contreply (panneau à bords droits) s’emploie uniquement en contreventements. Enfin, le Lambriply (panneau poncé calibré, avec une face rai-nurée façon lambris) fait carrière en décoration intérieure et habillage extérieur (panneau de 250 x 125 cm, épaisseur 10 mm).
Technique : le Triply est une superposition de 3 couches de lamelles de pin. Les lamelles du milieu (couche médiane) sont dans un sens différent de celles qui constituent la couche extérieure. Cette composition symétrique assure une bonne planéité et permet une utilisation en double face. Différentes épaisseurs : 8 à 22 mm .
Finitions : le Triply est compatible avec la plupart des vernis, céruses et lasures du commerce et peut donc se décliner (en atelier ou sur chantier) dans toutes les couleurs possibles et imaginables. La teinte non uniforme des lamelles permet, par ailleurs, d’obtenir de charmantes nuances de tons.