Mur de pierre intérieur

Brut de pierres adouci d’arcades.
Le pignon de la maison est maçonné de moellons cachés sous une couche épaisse de plâtre. Découverts par hasard lorsqu’il était question d’encastrer un simple circuit électrique, ils ont été dévêtus partiellement de leur parure blanche. La pierre ainsi mise à jour s’inscrit alors comme en arrière-plan ce qui anime le décor de cette chambre sans pour autant l’alourdir.

• Jouer sur l’équilibre. En effet, trop de pierres auraient fait basculer le décor dans une ambiance rustique. L’architecte, Philippe Lair, a trouvé le compromis pour associer dans la pièce des murs de finition traditionnelle et le pignon à pierres vue d’allure brute. Le plâtre a été découpé à la meuleuse d’après un plan tracé à l’échelle et reporté sur le mur, figurant des arcades d’inspiration mauresque.

• Entre sculpture et maçonnerie. Le plâtre découpé est ensuite dégagé avec un ciseau de maçon. Tous les restes ont disparu sous les allées et venues d’une brosse métallique. Entre les pierres, les joints creusés (P 2 cm) ont été refaits avec un enduit de sable, ciment blanc et chaux, le sable étant choisi d’une coloration assortie à celle des pierres. Travaillés ensuite avec une éponge mouillée, les joints encore frais sont devenus plus doux, dépourvus des arêtes vives laissées au passage de la truelle. Du plâtre à prise lente a repris les bordures qui ont souffert sous les assauts du ciseau.